La Coudraie. Les Maraîchers reçoivent

Employés auprès des Maraîchers de la Coudraie ils deviennent animateurs le...

Après avoir acquis leurs lettres de noblesse dans la production de légumes bio, les Maraîchers de la Coudraie, à Quimper, s’ouvrent au public. D’abord aux écoles, puis aux personnes âgées résidentes des Ehpad ou des maisons de retraite ainsi qu’à tout groupe, intéressé par le bio, et ce avec l’aide de Christiane Pelé en « mécénat de compétence ».

Succédant aux Haras de la Coudraie, route de Guengat, à Quimper, les maraîchers de la Coudraie produisent et vendent des légumes bio depuis 2013. L’association est un chantier d’insertion. Comme dans toute entreprise ou association qui débute, elle craignait la mise en route, forcément incertaine. Mais les Maraîchers de la Coudraie ont franchi ce premier cap.

Un autre terrain au Corniguel


L’intégralité de leur production est vendue directement aux consommateurs. À la recherche de nouveaux espaces, ils ont commencé à travailler un terrain à proximité du port au Corniguel. Cette ouverture vers un public diversifié est l’une des attributions de Christiane Pelé en « mécénat de compétence ». Cette disposition permet à une entreprise de libérer un employé en le mettant à la disposition d’un service ou d’une association d’utilité générale. Pour Christiane, ancienne employée de La Poste, sa dernière année d’activité se passe au service des Maraîchers de la Coudraie, rémunérée par son ancien employeur. « Demander à passer sa dernière d’activité ici n’est pas anodin. Je savais que j’y trouverai quelque chose d’hyperintéressant à faire, c’est motivant », précise-t-elle.

Un intérêt réciproque


Annick Sévère, la directrice, poursuit : « Cette ouverture vers le public est mentionnée au Journal officiel du 16 juin 2012. Le retour que nous avons de ces visites est, pour nous, un puissant réconfort et un encouragement à persévérer. Cela est extrêmement valorisant pour notre personnel qui, l’espace d’une heure ou deux, devient enseignant en dispensant son savoir et sa pratique ».

Le Télégramme 15/04/2016